Would You Like a Tour?

Aujourd’hui quand tu assistes à un concert, tu fais partie d’une marée humaine dôtée de smartphones prête à immortaliser chaque moment du spectacle. Je dirais même que tu regardes la performance à travers une fenêtre alors que tu pourrais la voir de tes propres yeux. Cette même fenêtre que tu regarderas – peut-être – à nouveau chez toi, si tu ne supprimes pas la vidéo faute d’espace disponible sur ton téléphone.
Qu’est ce que tu as vécu durant ces deux heures de show, auquel tu auras assisté en déboursant une certaine somme pour acquérir un billet qui t’auras sûrement coûté très cher?
Qu’est ce que ressens l’Artiste lorsqu’il s’adresse à des écrans tactiles en guise de public, afin de leur présenter un spectacle qu’il aura confectionné pendant plusieurs mois entouré de son équipe?

À vouloir être toutes semblables, ces enseignes ne sont pas anonymes, elles sont inexistantes.

Quand je vois les Gilets Jaunes détruire les vitrines des Boutiques de Maisons de Luxe dans les rues de Paris, je me demande si leur action ne consisterai pas à montrer au Monde quelque chose qui est déjà bien réel.
Le Luxe existe t il encore aujourd’hui à travers les Grandes Maisons?
Sont-elles, dans leur expression, fidèles à leur Histoire?

Nous vivons à une époque surconnectée, où nous pouvons tout savoir sur tout et sur tout le monde, où l’intimité est devenue une essence rare. À l’image de Banksy, l’anonymat est le plus grand Luxe. Si elles veulent survivre, c’est vers cette direction audacieuse que devront tendre les Grandes Maisons si elles ne veulent pas tomber dans l’oubli. Le contre-exemple ce sont les Maisons qui abordent aujourd’hui la même police de caractère pour logotype. À vouloir être toutes semblables, ces enseignes ne sont pas anonymes, elles sont inexistantes. Je vous recommande de connaître le travail du Photographe Keffer qui immortalise ce moment Historique dans notre Pays : www.keffer.co

Jeter en pâture un D.C et le tenir pour responsable?

Non, il n’est que le pion d’un système qui est bien plus grand que lui.

Je voudrai réagir à l’article (voir PJ à la fin de cet article) qui retourne le monde de la communication concernant le harcèlement moral et sexuel d’un directeur de création envers deux employées. C’est une bonne chose que cet article ait été écrit par deux hommes.
La misogynie est aussi exercée par des femmes de pouvoir, et elle est redoutable dans sa cruauté. A vouloir se comporter comme des hommes en suivant un modèle illusoire et obsolète, elles en oublie qu’elles sont femmes et ce que leur force féminine peut apporter à leur fonction. Ce Baptiste C. n’est certainement pas un sain, mais il n’est que le pion d’un système qui est bien plus grand que lui. La vraie question regarde la direction de ces structures qui entretienne cette culture malsaine. Quelle place la publicité occupe t’elle aujourd’hui dans nos société, est-elle encore valable sous la forme qu’on nous la propose? L’âge d’or de Mad Men est bien derrière nous, et je ne suis pas certaine que même à l’époque il s’agisse d’un modèle de grande vertue. Je souhaiterai recommander un ouvrage qui aborde le milieu de la publicité et de la créativité en général, avec une série de conseils simples et accessible à tout à chacun souhaitant appliquer une discipline de travail saine et constructive : Sacrés bons conseils (for people with talent) – George Lois.

Suite à la publication de ce post sur Linkedin j’ai reçu plusieurs mails d’encouragement et des reflexions qui amènent à se questionner:

LE DC DE L’ARTICLE : Je ne le connais pas et c’est vraiment pas ce qui m’importe, je parle plutôt du système de travail dans lequel la pub a évoluée et ce qu’elle est aujourd’hui. On ne parle pas assez des femmes au pouvoir et la répercussion que ça peut avoir sur une société.

TRAVAIL HOMME/FEMME : il devient facile d’associer les hommes de pouvoir à l’incarnation du mal quand quelque chose ne va pas. Je pense qu’il est évidement possible que les hommes et les femmes puissent travailler ensemble, c’est d’ailleurs ce qui nous fait avancer, seulement il faudrait repenser le système avec lequel nous travaillons ensemble.

JE TRAVAILLE DANS UN STUDIO OU UNE STRUCTURE INDEPENDANTE, CA NE PEUT PAS M’ARRIVER : La structure conditionne en effet beaucoup pour l’installation de cette atmosphère de travail. Mais c’est la personne qui est mise au pouvoir qui fait la différence, pas tant la structure professionnelle.